Famille

11 choses à savoir sur l’allaitement

20 mars 2017

Voici plus de neuf mois que j’allaite mon fils. Moi qui n’avais pas vraiment la fibre allaitante en étant enceinte, je dois avouer que j’y ai pris plaisir et que je ne sais pas encore quand je vais m’arrêter. Mon corps me fait parfois de petites blagues me laissant penser que je n’ai plus de lait, mais finalement cela revient toujours « à la normale » au bout d’un ou deux jours. Comme pour le commencement, je vais laisser Little M. décider du moment où il souhaitera passer à autre chose. On me pose parfois la question de mon « projet d’allaitement », j’avoue… je n’en ai pas. Je laisse les choses se faire, et je vis cela au jour le jour. Ce que je sais juste c’est que je ne veux pas d’allaitement « long », passer un an, j’aimerais que Little M. puisse passer à autre chose. Mais je voudrais que cela se fasse en douceur et de manière naturelle pour lui. Il accepte les biberons et toutes autres sortes de nourritures (avec une préférence pour le camembert, c’est bien le fils de ses parents… et un dégout pour les petits suisses aux fruits !), donc cela devrait plutôt bien se passer !

Je ne suis pas du tout quelqu’un de pro allaitement, chacun fait comme il l’entend et surtout comme il le peut. J’allaite toujours mon fils à 9 mois, mais il prend également du lait en poudre le soir et je n’ai aucune honte à l’avouer. Surtout qu’il adore son biberon du soir car il peut le prendre lui-même dans les mains et « faire le grand ». A chacun de trouver ce qui lui convient et surtout l’essentiel est de faire selon ses convictions et de se sentir à l’aise avec son enfant.

  1. Commençons par le commencement. La première tétée peut faire mal, oui. Mais après un accouchement ce n’est finalement pas grand chose. Et ce qu’il faut se dire c’est qu’au bout de quelques jours la douleur s’atténuera et de quelques semaines cela deviendra une douce routine. Il ne faut surtout pas se décourager à la première douleur et surtout ne pas hésiter à se faire accompagner par une consultante en lactation dès le départ. J’ai personnellement eu mal pendant un peu plus d’une semaine, et ensuite tout s’est installé sans douleurs.
  2. Quand on sait qu’un nouveau-né demande à boire environ toutes les 3h heures voir plus, l’allaitement peut vite devenir une corvée au début. On peut rapidement avoir l’impression d’avoir un bébé accroché au sein 24h/24. Surtout la nuit où on aimerait bien que le papa prenne un peu le relais pour se reposer à notre tour. Et puis finalement quand on repense à tout cela on se dit qu’il est tellement merveilleux d’avoir son petit collé à nous, repu et au pays des rêves. Pour palier à cela, il reste toujours la solution de tirer son lait.
  3. Le papa peut parfois se sentir mis à l’écart au début. Je pense qu’il serait nécessaire que lors de la consultation prénatale de préparation à l’allaitement le papa soit-là et que les sages-femmes puissent donner quelques clés au papa pour qu’ils se sentent impliqués dans ces moments. Personnellement, j’ai souvent demandé à l’Amoureux de se poser à nos côtés pendant ces moments d’allaitement quand la seule nourriture de Little M. était le lait. Et quand cela était possible, je tirais un peu de lait pour que l’Amoureux puisse lui donner le biberon. Avec la diversification, les choses changent et papa peut dès le départ prendre la cuillère.
  4. Je n’ai jamais autant regardé mon dressing avec envie le matin. Qui dit allaitement dit vêtements faciles à ouvrir pour donner à manger à bébé à n’importe quelle heure et quel endroit. Autant dire que la plupart de mes vêtements (notamment les robes) ne sont pas allaitement friendly. J’ai tellement hâte de les reporter. Alors pour compenser en attendant, je me suis offert quelques petites pièces jolies et faciles à ouvrir ou à soulever notamment cette jolie robe dénichée chez Plumeti, ainsi que quelques jolies marinières que je porte au dessus d’un débardeur.
    J’ai beaucoup ris la semaine dernière quand l’Amoureux m’a dit très sérieusement « je ne comprends pas, tu as plein de jolis vêtements dans le dressing que tu ne portes pas et après tu me demandes de faire du tri dans mes vêtements à moi »… Chéri il faut qu’on parle !
  5. Le regard des gens. Je n’ai pas envie de m’empêcher de sortir juste parce que j’allaitement mon fils. J’ai toujours un top sur mon débardeur pour me cacher ou un lange que j’accroche sur mon vêtement (cette option devient compliqué avec un Petit Loup qui adore tirer sur le lange) pour me cacher. Mais on ne peut pas passer à côté du regard « malveillant » de certaines personnes – quelles soient hommes ou femmes -. J’avoue que ces regards – même si j’en tiens compte – me passent généralement au dessus. Je suis encore libre de nourrir mon fils, et du temps que je suis cachée, je ne vois pas où est le problème. Bien entendu, je ne m’installe jamais juste en face de l’entrée dans un coffee shop mais plutôt au fond, à l’abri des regards. Quand on voit des personnes très peu vêtues dans la rue les gens ne s’en offusquent pas, alors pourquoi s’offusquer d’un bébé qui mange tout simplement.
  6. L’arrivée des dents. J’avais toujours dit que dès que Little M. aurait des dents, j’arrêterais l’allaitement. Et puis finalement, la première petite dent est arrivée sans crier gare. Je m’en suis rendue compte en lui donnant à boire avec un verre en verre… un petit tintement m’a alerté. Oh ! Une dent ! Et puis finalement pour l’instant tout se passe toujours très bien, donc laissons la nature faire …
  7. On a parfois des baisses de régimes. Cela m’est arrivé 3 fois. La dernière est même arrivée le week-end dernier, je pensais même que mon allaitement s’était terminé. Et puis cela fini toujours pas revenir. Il ne faut pas hésité à en parler aux copines allaitantes qui sont toutes passées par-là, à une consultante en lactation qui saura nous aiguiller pour rebooster tout cela.
  8. On y prend vite goût. J’avoue que j’aime ces petits moments rien qu’à nous deux avec mon fils, notamment la tétée du matin. Tous les deux en pyjama dans le fauteuil à poursuivre notre nuit tout en se regardant dans les yeux. Et parfois celle du soir quand Petit Loup a du mal à trouver le sommeil. Un peu de lait, un câlin et dans les bras de Morphée.
  9. La première nuit où bébé décidera de dormir plus longtemps que d’habitude, on s’en souvient toutes. On se réveille, la poitrine gonflée (oui, ça peut faire un peu mal), en se demandant que faire. Se rendormir (impossible!). Le réveiller (noooooon!). Aller tirer son lait (la flemme!). Personnellement, j’avais opté pour la troisième solution, pas très réveillée… à regarder le dernier épisode de Plus belle la vie à 3h du matin pour éviter de m’endormir sur mon tire-lait.
  10. Pour la majorité des femmes, cela permet de retarder le retour de couche, et permet aussi à l’utérus de se remettre en place plus rapidement. D’ailleurs on le sent très bien lors des premières tétées (aïe!). Pour le retour de couche, c’est tellement le pied ! Une sorte de ménopause avant l’heure qui fait bien plaisir.
  11. Une amie m’a confié son petit bonheur ultime pro-allaitement : c’est un super bon prétexte pour ne pas donner bébé à garder aux beaux-parents.
    Eux : tu peux nous la laisser ce week-end à garder si tu veux.
    Elle : c’est gentil mais je l’allaite encore, et je n’arrive pas à tirer mon lait du coup c’est compliqué.
    J’en ris encore !

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16 Comments

  • Reply Amélie C 20 mars 2017 at 17:33

    La garde-robe pleine de jolies robes qu’on ne peut plus mettre les premiers mois quand bébé boit souvent, qu’est ce que ça me parle ! :-) Heureuse d’avoir retrouver mes robes !
    L’essentiel dans cette aventure est de trouver le rythme et l’organisation qui convient au bébé ET à la maman !
    J’étais vraiment sceptique sur l’allaitement étant enceinte, et me voilà avec ma petite Ambre de 15 mois et un allaitement toujours en cours. Je l’allaite maintenant uniquement matin et soir, allongées toutes deux dans le lit. Cela me convient, j’aime ce moment de calme et de serenité, et lui convient aussi, puisque si j’ai l’audace de lui proposer en journée elle me repousse :-)
    Et si je suis de sortie le soir, pas de problème, elle s’endort sans moi, ni même de biberon.

    Je pense que la règle est de ne pas se fixer de règles :-) Vivre cela comme on le sent, arrêter lorsqu’on se sent prête ainsi que bébé, ou continuer si cela nous convient ! Sans jugement mais avec bienveillance !

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:44

      L’essentiel est d’écouter son bébé :)

  • Reply Ombeline 21 mars 2017 at 08:33

    Tout ça est très vrai !!!
    Personnellement, souvent les gens qui me voient allaiter sont plutôt bienveillant surtout les personnes plus agés je trouve. J’ai toujours un petit sourire ou un petit étonnement mais toujours bienveillant. Mais j’avoue que ca doit être pénible c’est un peu comme tous les choix ou non choix que l’on fait ou les choses qui s’impose a nous, les gens ont toujours un truc à dire, comme s’ils savaient mieux que nous ce qu’il fallait faire. ^^!

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:45

      Oui, les personnes plus âgées sont souvent plus bienveillantes… quoi que ! J’ai eu une mauvaise expérience dans un restaurant une fois :-/

  • Reply la Fourmi Elé 21 mars 2017 at 10:53

    C’est vrai que c’est un bonheur parfait !! et c’est aussi très pratique ! ayant pratiqué l’allaitement pour le 2ème et le biberon pour le 1Er, j’ai pu comparé et l’allaitement est au top du top !! toujours à température, toujours prêt , pas d’inquiétude sur le nombre de ml à donner à chaque fois ! c’est zen et c’est un grand plaisir difficile à arrêter !

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:46

      Ah ça c’est clair que c’est tellement plus pratique !

  • Reply Agnès 21 mars 2017 at 11:22

    Bravo! un joli article qui montre à quel point c’est simple. J’ai allaité mon fils jusqu’à l’âge de six mois et ma fille 14 mois, jusqu’à ce qu’elle marche.Je l’ai plus ou moins fait en cachette. Le regard de la société et de la famille il y a 15 ans était difficile à supporter. Mais comme en fait, après six mois, ça marche automatiquement, une tétée le matin, une le soir, les seins ne gonflent plus et ont repris leur taille normale, on peut allaiter très discrètement. Deux ans après l’accouchement mes seins avaient repris leur aspect d’avant, un peu moins ferme peut être, mais c’est pas sûr. Ah..que de bons souvenirs. Profites en bien!

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:47

      Ah bon ? J’aurais pensé que cela était plus simple il y a 15 ans que maintenant justement… comme quoi…

  • Reply Madame Lavande 21 mars 2017 at 12:47

    Je crois qu’on a exactement la même expérience de l’allaitement :-) Moi non plus je n’étais ni pour ni contre au départ, je pensais essayer et voir, et finalement j’ai allaité ma Biscotte pendant 11 mois et demi. Comme toi je ne me voyais pas l’allaiter après un an mais je voulais un sevrage en douceur. Et finalement il y a 2 semaines elle a semblé s’en désintéresser et nous avons arrêté ! Et tout s’est super bien passé, elle prend son biberon volontiers (bon elle avait déjà l’habitude car j’étais en mixte depuis son entrée à la crèche à 6mois car je ne suis pas fan du tire lait). Pour ton petit bonhomme il n’y a pas de raison que ça ne se passe pas en douceur, surtout s’il a déjà l’habitude du biberon.
    Pour les dents franchement elle m’a mordu quelques fois mais plus pour tester qu’autre chose. C’est resté très rare et pourtant elle a sorti ses deux premières dents à 4mois et en a maintenant 8.

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:48

      Pas trop compliqué la fin de l’allaitement justement ?

  • Reply Maman BCBG 21 mars 2017 at 15:16

    J’adore l’astuce anti-beaux-parents !!!

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:51

      hahaha !

  • Reply Charlotte aux petits pois 22 mars 2017 at 09:40

    Amen bis! :-)
    Avec un petit truc en plus : souvent, quand vous allaitez « en public », les gens ne le remarquent même pas. :-) Alors, ne nous privons pas!

    • Reply malotine 22 mars 2017 at 10:52

      Yeah !

  • Reply Tartiflette 29 mars 2017 at 16:21

    Hello!
    J’avoue avoir du mal avec la blague de l’astuce anti-beaux parents, je sais que c’est de l’humour, mais quand même, ça me frappe de voir à quel point les nouvelles mamans refusent souvent de confier leur bébé à la belle-famille, sans forcément de vraie raison… de mon côté, mes parents n’ont jamais eu le droit de garder ne serait-ce qu’un week-end mon neveu, parce que ma belle-soeur a toujours refusé, et c’est une situation très difficile à vivre pour eux. Alors quand je lis « petit bonheur ultime », ça me fait mal au coeur. Mais bon c’est perso et j’imagine que cette astuce est surtout en cas de beaux-parents trop intrusifs/demandeurs ;)

    • Reply malotine 29 mars 2017 at 16:37

      Si un lis mon blog tu dois savoir qu’il y a souvent des choses à lire au second degré.

      Il faut plutôt le lire dans le sens où il est tjs difficile au début de faire garder son enfant que se soit par les parents, les beaux-parents, des amis ou des « inconnus »…

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