Famille

L’arrivée du deuxième enfant

11 août 2017

Commençons par le commencement, je ne vous annonce pas du tout le petit deuxième à travers cet article. Je vois déjà les commentaires arriver :) Avant d’être enceinte, je voulais des jumeaux, ça a toujours été une envie encrée en moi. Et puis finalement l’échographe n’a trouvé qu’un petit bout de chou, je me souviens encore son petit rire lorsque je lui ai dit toute triste « oh, il n’y en a pas deux ? ». Et puis je voulais ensuite deux bébés rapprochés en étant enceinte du premier, 10 mois d’écart c’est bien non ? Hahaha ! C’était sans compter la rééducation post accouchement. Flûte. Et puis, on a le temps finalement non ? :)

Enceinte du premier, je ne me suis jamais vraiment posée de question. Savoir si j’allais être une bonne maman, si j’allais savoir faire, si j’allais m’en sortir. J’ai laissé filer le temps et venir les choses et c’était tant mieux. La semaine dernière après un grand débat avec une amie déjà maman comme moi, nous nous sommes demandées si on pouvait aimer le deuxième autant qu’on aime le premier. Une question à laquelle nous n’avons pas su répondre et qui nous retourne un peu le cerveau depuis.

J’ai voulu aujourd’hui laisser la parole à des mamans (et papas !) pour répondre à trois questions existentielles lorsqu’on envisage d’avoir un second enfant : Comment savoir s’il s’agit du bon moment ? Comment expliquer l’arrivée du petit deuxième à son premier enfant ? Comment savoir si on l’aimera autant que le premier ? Et, en bonus à la fin, une petite sélection de livres recommandés par ces parents pour expliquer l’arriver de numéro 2 à son premier enfant.

Comment savoir s’il s’agit du bon moment pour faire le petit deuxième ?

Je pense que c’est comme pour le premier : il faut simplement en avoir envie et être prêt dans sa tête sans attendre le « bon moment  » car il y aura toujours une raison de repousser. On souhaitait 3 ans d’écart alors on n’a pas attendu d’avoir un logement plus grand avant d’avoir numéro 2. Du coup, on a vécu à 4 dans 40m2 (avec 2 chats) pendant un an… c’était une organisation particulière mais on a fait avec et rien regretté !

C’est hyper difficile comme question. Aussi difficile de savoir quand c’est le moment pour un premier. Comme dirait Edouard Baer, je dirais qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais moment. Perso j’ai eu 2 enfants très rapprochés (17 mois d’écart ), parce que je n’étais pas « complète » avant d’avoir mes 2 enfants. Je pense que ça dépend de chacun, de son histoire (j’ai 18 mois d’écart avec ma soeur).

Lorsqu’ Arthur a eu 4 ans, mon ami et moi avons eu le sentiment que c’était le « bon moment ». Nous avions pu pleinement profité de lui, mon ami et moi-même avons respectivement 4 et 5 ans d’écart avec notre frère/sœur respectif mais aussi et surtout car notre Arthur verbalisait beaucoup le souhait d’avoir un petit frère ou une petite soeur! Sans doute l’école et les copains qui devenaient chacun a leur tour grand frère ou grande soeur y a été pour quelque chose aussi…
En tout cas nous avons senti que tout était prêt pour accueillir un bébé numéro 2. Et moi je sentais à l’intérieur de moi que mon « équilibre de maman » était d’avoir 2 enfants.

Je ne sais pas si on sait toujours quand c’est le bon moment. Il y a pleins de choses qui peuvent rentrer en ligne de compte. Cela commence par l’envie d’accueillir un nouvel enfant dans sa vie… mais parfois même si on décide quand on démarre les essais, il faut être patient. Nous avions commencé vers les 18 mois de notre premier et nous avons connu un échec. Il a fallu attendre et finalement notre fille est arrivée pour les trois ans de notre premier. Finalement cet écart a été idéal pour nous. Malgré le stress car la naissance est arrivée quelques jours avant sa première rentrée à l’école, il a été très fier de son rôle de grand frère et son entrée à l’école. Au final, j’ai envie de dire, qu’on ne le sait qu’après avoir sauté le pas que c’était le bon moment…

Dans la vie il n’y a jamais de bons ou de mauvais moments. Si l’on attend un signe de là haut qui nous dira « c’est bien maintenant », je pense que malheureusement ce signe ne viendra jamais.
Par contre, ce qui peut venir c’est cette envie en soi, si forte, si intense, d’avoir un 2e enfant. C’est elle qui selon en moi vous fera dire « on y va ! »
Pour vouloir un enfant, il s’agit pas que tous les éléments de la nature soient en harmonie, il faut surtout que soi même on soit prêt à accueillir pleinement cet enfant.

Nous n’avons jamais planifié l’arrivée de notre deuxième bébé. Nous ne nous fixions pas des écarts idéaux ou l’âge parfait à partir duquel on pourrait concevoir bebe2.
On voulait par contre profiter à fond de notre premier petit garçon ! Lui accorder tout notre temps et toute notre énergie. Nous voulions aussi retrouver notre vie de couple, prendre à nouveau du temps pour nous. Nous sommes partis en voyage en amoureux lorsque Lenny avait 18mois, nous nous sommes organisés des tas de petits week-end en famille et en tête à tête. On voyait notre Loulou grandir, devenir un vrai petit garçon!
Et puis un jour, j’ai ressenti la nostalgie du nourrisson… la nostalgie de ce bébé, si petit, qui s’endort sur ma poitrine. Comme une envie de pouponner en voyant mon grand garçon devenir un petit homme… Lenny avait 20 mois. On s’est donc dit gooooo !

La question du deuxième s’est posée assez rapidement, mais comme notre aîné est arrivé sans crier gare, nous voulions attendre d’être installés, d’avoir une bonne situation financière pour se lancer dans cette nouvelle aventure. Les années ont passé. On nous a souvent demandé « à quand le deuxième ? Ils ne pourront pas jouer ensemble si vous attendez trop longtemps ! », mais six ans plus tard, nous ne nous étions toujours pas décidés. Et puis un jour, mon homme m’envoie un sms : « et si on faisait un autre bébé ? ». Nous avons eu une belle discussion le soir, et on en a conclu que si nous continuons à attendre, on passera à côté de cette belle aventure… Deux mois plus tard, j’étais enceinte de notre deuxième garçon !

Les avis masculinJ’ai toujours voulu 2 enfants, ma femme 3. En théorie, on souhaitait qu’ils aient 2 ans d’écart. Ni trop, ni trop peu. Dans les faits, ça n’a pas été facile d’avoir le n°2 et on est passé à 2 doigts d’une fiv. Finalement Martin s’est pointé 3 ans après sa sœur. Entre la mise en route difficile et un gros pépin post-accouchement (péricardite, et 3 jours en USIC), on peut dire que ce fut très rock’n’roll. Et c’est clair, y aura pas de n°3. A mon avis, les bambins, plus on les fait jeune mieux c’est ! Physiquement, moralement, c’est plus facile.

Fils unique je suis et je plaiderai moi père de tribu de 5 enfants pour une famille avec une fratrie. J’ai toutefois manqué de sœur, je l’avoue. Pour le couple, un deuxième enfant c’est s’affranchir des peurs, des angoisses (on a déjà fait 50 % du travail) et double de boulot pour la maman. Surtout du temps. Le temps reste la clé. Du temps pour les accompagner pour s’en occuper pour les aimer… c’est le grand écueil des sociétés modernes du travail : double boulot donc pour les mamans et obligation quelques part de partage des tâches dans le couple cela oblige à repenser l’organisation notamment quand ceux-ci sont rentrés en mode de garde en crèche cela oblige à fixer un peu plus durablement le lieu d’habitation. Les modes de garde, les écoles, les sports, les activités. Dans tous les cas du soutien extérieur est indispensable cela permet de s’évader de temps en temps. C’est indispensable pour l’équilibre couple / famille.

Comment expliquer l’arrivée de ce petit bébé au premier et le rassurer ?

Mon grand avait 2 ans quand on lui a annoncé qu’il serait grand frère. Il n’a pas eu besoin d’être rassuré, il avait hâte d’être un grand frère. On lui a quand même acheté des livres pour lui expliquer un peu plus « concrètement » mais il a toujours été plutôt serein.

Pour expliquer l’arrivée de bébé 2, je n’ai pas eu à faire grand chose, les enfants savent, parfois même bien avant les parents et mon fils a tout de suite été très doux et affectueux avec mon ventre, du haut de ses quelques mois.

Il a été très facile d’expliquer à Arthur l’arrivée de bébé numéro 2 car il nous posait des tas de questions « il va dormir avec moi ? Je lui ferai des câlins ? Pourquoi il prendra le biberon ? Pourquoi maman ira à l’hôpital ? Elle va avoir mal ? … Nous avons toujours pris le temps de lui répondre, nous lui avons aussi beaucoup montré les albums photos et vidéos de quand il était petit.
Je me souviens très bien du comportement d’Arthur à la fois très excité à l’idée que ce petit bébé arrive dans notre Famille et surtout très accroché à moi (physiquement) quand nous l’évoquions comme s’il avait peur de quelque chose. Là, le rôle des parents est essentiel selon moi ! Le rassurer en lui expliquant que l’on a de l’amour pour Arthur et autant pour le bébé. Il n’y a pas un coeur divisé par deux ! Il y a un gros coeur pour deux !

Pour l’expliquer nous avons utilisé des mots simples. Il a compris très vite qu’il allait y avoir un bébé dans le ventre. Je lui ai toujours expliqué mon état. Même s’il a été impliqué, je lui parlais de ses projets à lui et sa future entrée à l’école. Je l’ai préparé à ce que maman soit occupée et peut être fatiguée avec le future bébé mais qu’on gardera toujours un moment pour lui.

Tout dépend avant tout de l’âge de l’enfant, de sa sensibilité et des conditions dans lesquelles arrivent le petit deuxième. Car il y a des périodes charnières comme par exemple la 1ère rentrée des classes. Personnellement mes filles ont 6 ans d’écart il était donc plus facile de verbaliser et exprimer tout cela. Nous avions fait le choix de vivre ensemble la grossesse. Nous regardions sur notre application chaque semaine la taille du bébé et à quel fruit/légume il correspondait. Je lui lisais également les « progrès » du bébé. Elle était passionnée. Bon cela nous a aussi amené sur des discussions plus techniques comme le fameux « comment on fait les bébés » ou encore « mais par où il sort ? » A cela nous répondions par de la lecture notamment « graine de bébé » qui est plein d’humour. Après je n’ai pas eu de mal à la rassurer car elle était la première en demande depuis des années à vouloir un frère/une soeur. C’est elle aussi qui nous a appris le sexe, nous l’avions fait noté par ma gynéco dans une enveloppe, que notre ainée a ouvert quand nous étions tous réunis et qu’elle a lu fièrement (puisqu’elle savait lire). Finalement 16 mois après c’est plus maintenant que nous devons la rassurer car elle prend pleinement conscience de la place que prend sa soeur, et notamment dans notre indisponibilité/disponibilité pour elle. On essaie de garder beaucoup de moments privilégiés avec elle sans pour autant lui rabâcher tu es la grande. Car elle on voit bien qu’elle n’a pas envie d’entendre cela, elle veut rester notre bébé surement parce que grandir veut dire se détacher un peu de papa et maman. Je pense qu’il faut expliquer le plus simplement possible aux enfants, parler avec son coeur et ses émotions. Le jeu est aussi un très bon moyen pour faire passer des messages. Mon ainé vers la fin de grossesse jouait beaucoup d’elle même à la « maman ». Certaines mamans préparent une valise « grand frère/grande soeur » avec des surprises liées à l’arrivée du bébé (jeux, livres, activités, etc…) qu’elles remettent juste avant la naissance ou quand elles partent à la maternité. L’arrivée d’un 2e est forcément une étape et bouleverse le quotidien de toute la famille. Le passage d’enfant unique à une fratrie est délicat. Cela les fait grandir d’un coup, et bien malgré nous, nous appuyons dans ce sens « mais si maintenant c’est toi le grand, toi tu peux le faire seul » Mais eux, n’ont pas choisi cela.  Alors je crois que mon conseil serait d’essayer de garder le même regard sur son enfant, et ne pas le faire grandir trop vite.

Très naturellement nous avons commencé à dire à Lenny qu’il y avait un bébé dans le ventre de maman. Nous n’en parlions pas tous les jours, la vie a continué pour Lenny très normalement. Lorsque j’achetais quelque chose pour le bébé, je lui disais et je lui montrais. Il a donné son lit au bébé, nous l’avons beaucoup félicité… et puis il a eu la chance d’avoir un nouveau lit ! À chaque fois que nous évoquions bébé, c’était dans la joie et l’excitation, et Lenny sautillait et riait avec nous.
Finalement, avec le recul, je me dis que nous lui en avons peu parlé, juste ce qu’il faut.
Sa vie n’a pas changé durant la grossesse! Nous le l’avons jamais rassuré, ni même dit ne t’inquiète pas, maman sera toujours ta maman… Le mot d’ordre était « génial on va voir un bébé ! »

Timothé, notre grand de six ans, nous « réclamait » un petit frère depuis longtemps. Nos proches lui en parlaient régulièrement, il ne comprenait pas que nous souhaitions attendre. Quand nous avons pris la décision, nous lui avons naturellement expliqué que nous espérions avoir un autre bébé bientôt. Il a été très impliqué dès le début. Il était en grande section de maternelle lorsque je suis tombée enceinte, et nous lui avons annoncé la nouvelle en lui faisant lire un petit mot où c’était écrit « papa et maman vont avoir un bébé ». Il l’a déchiffré, et nous a offert le plus beau des sourires ! S’en est suivi de longs câlins, nous étions émus par sa réaction. Nous l’avons même filmé, et regardons la vidéo très régulièrement.

Les avis masculinsMa fille a deviné très très vite que ma femme était enceinte. Avant les 3 mois de grossesse. On ne lui avait rien dit et personne n’était au courant. Raphaëlle, du jour au lendemain refusait d’aller au toilettes, jusqu’à l’occlusion intestinale et la soirée au Urgences. Après cet épisode et pas mal de discutions, elle a compris et accepté la nouvelle. Les enfants ont un 6e sens. Une fois dit, il faut expliquer un maximum et rassurer comme on peut et souvent. Mais quoiqu’on fasse c’est souvent vécu comme un traumatisme par l’ainé. Il doit partager ses parents. Et ça se fait naturellement mais souvent il y a une période difficile à passer. Environ 1 an je dirai. Pendant cette période, la maman en prend pour son grade… insulte, mots durs, violences… Faut rester calme et garder le moral… C’est pas évident… Surtout avec les nuits courtes… C’est un mauvais moment à passer. (Numéro 1 ayant 3 ans)

Le deuxième enfant, pour le petit déjà présent, c’est une curiosité. Un nouvel arrivant très attendu.
Pour moi, un écart de 3 ans est déjà beaucoup pour concevoir une fratrie. Plus ils sont rapprochés et plus on bénéficie d’une entraide entre les enfants. Et puis surtout il est important de penser à ne pas faire porter sur l’ainé toute la responsabilité du modèle de celui qui doit absolument réussir, de celui qui fait tout bien. J’ai 5 enfants et 5 personnalités tellement originales tellement authentiques.

Est-ce qu’on aime autant le petit deuxième que le premier ?

Les questions existentielles qu’on se posent toutes… pour le premier, on se demande si on saura être une bonne mère et pour le second, si on l’aimera autant que le premier. En ce qui me concerne, cette question a hanté mes nuits d’insomnie (merci les remontées acides du dernier trimestre !!) mais dès que je l’ai vue, je me suis demandé comment j’avais pu me poser cette question !! Je l’ai tout de suite aimée autant que son frère. Aujourd’hui ils ont respectivement 11 et 14 ans et je m’amuse souvent à les taquiner en disant à l’un devant l’autre qu’il est mon préféré. Le second fait la tête pour rire et je lui dis alors que c’est plutôt lui mon préféré. Ils savent très bien que je les aime tous les 2 autant…


Quant à l’amour que j’allais porter au deuxième, je n’ai jamais eu de doutes ou de craintes. Je savais qu’il me fallait au moins une fratrie de deux enfants pour être heureuse (oui il y a une grande part d’égoïsme dans ce que je dis) donc je savais où j’allais. Du côté des sentiments du moins, parce que du côté de la fatigue, euh… joker !

Personnellement je n’ai jamais eu la crainte d’aimer moins le deuxième. Je me demandais plutôt Comment j’allais aimer cette petite fille ? Comment j’allais être avec elle ? Comment ma mère a été avec moi? Et en fait, je ne suis pas ma mère, je fais à ma manière et j’aime ce bébé numéro 2 de manière inconditionnelle comme le premier !

C’est facile à dire. Mais c’est étonnant avec l’amour. Il ne se divise pas mais se multiplie. Ce qui m’a le plus émue dans les premiers jours c’est la première fois qu’il a rencontré sa petite soeur. Ses yeux émerveillés… Et surtout quand il l’a pris dans ses bras et serré tendrement… Mon coeur a explosé à ce moment là !

Bien évidemment. Il y a eu la vie à 2, la vie à 3 et maintenant la vie à 4. Forcément on se demande comment avoir encore de la place dans son coeur alors qu’on a l’impression que tout est pris déjà. Mais nous ne sommes pas les mêmes au fil des ans, on apprend à vivre notre vie qui évolue sans cesse et à agrandir son coeur au fil des étapes. Il n’y a aucun doute là dessus. Et puis si l’envie d’avoir un 2e enfant était là, forcement la place dans le coeur était déjà faite.  Une grossesse d’un 2e enfant est déjà une amorce de la vie au quotidien ensuite. On a l’ainé avec soi, on peut moins se concentrer sur cette grossesse et bien souvent on se dit « mais je n’ai rien vu passer ». Forcement notre vie est déjà bien remplie. Et bien cela sera un peu pareil ensuite : l’ainé toujours là et le tout petit qui est là maintenant. Il faut apprendre à partager son temps. Accepter que l’on est pas wonderwoman, et faire du mieux que l’on puisse. Les débuts sont forcément très prenants et fatigants avec le tout petit, d’autant plus si vous allaitez. Du coup sans le vouloir on laisse un peu l’ainé de côté, on a moins de temps avec. Mais c’est humain, c’est le temps que l’équilibre familial se retrouve, que les 1e repères arrivent. Les enfants n’ont pas forcement besoin de beaucoup de choses ou temps. Alors essayer d’accorder à l’ainé chaque jour son moment privilégié peut être une vraie bouffée d’oxygène pour tous. Un tête à tête rien que pour lui. L’impliquer également dans le quotidien de son frère/sa soeur peut lui donner des ailes en se sentant capable de faire (là encore tout dépend de l’âge, un enfant de 17/18 mois sera beaucoup plus limité). Ok pour tout cela mais on a 2 enfants maintenant, mais on a toujours que 2 bras…. et beaucoup de choses à faire pourtant. C’est là aussi que le portage peut vous sauver. Accompagner l’ainé au quotidien, avoir les mains libres tout en ayant le tout petit bien en sécurité. Le bonheur non?

Bizarrement je ne me suis jamais posée cette question. J’étais émerveillée face à mon Lenny qui commençait à parler, à faire de nouvelles choses chaque jour… c’était extraordinaire ! Et en même temps il me tardait de tenir ce bébé dans mes bras et de passer mes journées avec lui pendant que Lenny serait à la crèche! ! Lorsque Camélia est née, je me souviens d’une scène : Lenny est entré dans ma chambre, il avait deux ans et demi. Il est allé près du berceau et m’a dit « maman c’est ma sœur, Camélia! » Puis il est venu dans mes bras ! Nous lui avons offert un jouet en lui disant que c’est Camélia qui l’avait apporté. Il était ravi et voulait l’embrasser, puis il est allé jouer avec ses cousins. Lenny n’a jamais été jaloux, pas une seule fois. Peut être parce que Camélia était un bébé très sage, Et que nous avions beaucoup de temps pour lui.
Je pense qu’il n’a jamais vu ce bébé comme une menace, au contraire ! Il l’attendait avec impatience. Aujourd’hui il a 4 ans et il me demande au moins 2 fois par semaine un nouveau bébé.  Camélia et Lenny sons très proches, Lenny est un merveilleux grand frère! Plus petit, je lui expliquait souvent qu’il fallait qu’il patiente afin que je m’occupe de Camélia ! Puis je le félicitais et je disais que grâce à lui, Camélia était contente !

Les doutes se sont rapidement installés, et pour ne pas mettre Timothé de côté, je me suis efforcée de passer du temps rien qu’avec lui durant la grossesse. Il était impliqué, concerné, impatient, il était hors de question que je le « délaisse » lorsque son petit frère arriverait. Et puis Martin est arrivé, et nos fils se sont rencontrés. Les voir ensemble était une évidence, nous étions enfin au complet. Toutes les questions se sont envolées, et un an plus tard, malgré les six ans d’écart, les deux jouent ensemble à longueur de temps !

Les avis masculinsConcernant l’amour du 2eme, je ne me fais aucun soucis. On n’a pas du tout ressenti ce sentiment. On a adoré dès la première minute s’occuper de Martin et même si Raphaëlle était dure elle n’a pas été laissé de côté. Alors par contre, c’est du sport. Si on croyait être submergé avec un enfant, on découvre qu’en fait c’était la belle vie avant l’arrivée du 2d !! Mais bon, encore une fois, tout se fait très naturellement. Maintenant mes enfants ont 6 et 3 ans. Ils s’adorent autant qu’ils se jalousent. Mais je ne regrette pas notre choix, 2 gamins c’est top. 1 fille et 1 garçon c’est encore mieux.

La peur que l’on peut avoir d’aimer plus l’un que l’autre est infondée. Le cœur partage naturellement l’Amour entre les différents enfants. J’ai pour habitude de dire que j’aime que mon cœur soit partagé en cinq à part égale. La tension que l’on peut avoir vis-à-vis de l’un plus que l’autre vient bien souvent de l’angoisse qu’on a pu ressentir pendant la grossesse ou après l’accouchement : les pépins de la vie sur sur des incidents, les accidents qui nous échappent et dont on a aucune maîtrise. Mon aîné a été victime d’un arrachement du plexus brachiale a l’accouchement avec le bras droit inerte pratiquement jusqu’à 2 ans. 15 ans après elle est championne de France de gymnastique rythmique et sportive et elle lève très haut ce bras comme pour dire à tous ceux qui ont été angoissé tout ce qu’ils tous ceux qui ont été dans l’angoisse et la peur que tout va très bien.
Être parent à 1, 2 ou 5 enfants c’est une expérience extraordinaire empirique parfois à deux parfois seul.
Seule l’intensité d’amour que vous saurez apporter dans les petites choses du quotidien vous fera oublier que le temps file tellement vite et chaque sourire est une chance ou un don selon ses croyances.
Le deuxième c’est aussi dire au monde que l’expérience est maîtrisée, les conseils plus vraiment utiles et le bonheur au carré.

Des livres pour expliquer l’arrivée de bébé à son premier enfant

Le petit frère de Zoé éd. Décitre – Et après il y aura éd. Pastel – Et dedans il y a éd. Pastel – Attendre un bébé éd. Fleurus – J’attends un petit frère – La petite soeur de Tom éd. Mango Jeunesse – Bébé Cadum éd Ecole des Loisirs – T’choupi bientôt grand frèreEt dedans il y a… Graine de bébé 

Photographie de couverture – www.instants-presents.fr

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3 Comments

  • Reply elisa 11 août 2017 at 09:37

    c’est marrant, même si on est pas en essai bébé, je suis aussi dans ces questionnements…l’aimerai-je autant ? comment ça se passera ? puis papa n’est clairement pas prêt donc… mais ça donne des pistes d’avoir des témoignages c’est une belle idée

  • Reply Aude 12 août 2017 at 09:01

    Enceinte de presque 6 mois de mon deuxième, j’ai parcouru avec plaisir tous ces témoignages de parents. Avant d’avoir mon petit garçon il y a 4 ans, j’avais envie de deux enfants avec un écart d’environ deux ans. C’est l’écart qui me sépare de mon grand frère, et j’ai toujours adoré la relation que j’ai avec lui. Ce sentiment de protection qu’il me procure encore maintenant que j’ai 32 ans, cette relation d’amour pudique qu’on exprime très peu, savoir qu’on sera toujours là l’un pour l’autre! Cette relation je souhaitais la faire vivre à mon fils. J’espère qu’il vivra ce sentiment si fort avec sa petite sœur qui arrive en novembre. Alors il y aura 4 ans d’écart mais finalement nous n’étions pas prêt à accueillir ce deuxième plus tôt! Je n’ai aucun doute pour cette grossesse, comme pour la première d’ailleurs. On est serein et notre fils aussi !

  • Reply Charlotte aux petits pois 17 août 2017 at 19:18

    Article qui tombe à point… Je recommence à envier les ventres ronds mais je ne me vois pas encore avec un deuxième enfant « concret ». Quelques mois plus tard et installés dans notre maison; les choses se clarifieront sans doute.
    Pour mon chéri, c’est plus clair. Il veut faire le deuxième depuis décembre dernier… Mais pour plusieurs raisons, nous n’avons pas pu suivre son envie (ma santé, entre autres).
    Merci, c’est un article rassurant et… à la fois un peu flippant. Mais ça fait partie du jeu, cette part de « risque ». ;-)

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